Exposition Renaissance Hotel par The Fibery – FiberArtGallery

La rencontre entre un hôtel attaché à l’histoire artistique de son bâtiment et une galerie décidée à mettre en lumière l’art textile dans la capitale.
Mais avant tout, une rencontre humaine née d’un désir commun de proposer aux publics un éclai- rage différent sur les oeuvres d’art.

Les plasticiens présentés à la galerie The Fibery s’expriment à travers les fibres et le textile, mènent leurs expérimentations en fusionnant différents matériaux, poussent les limites des techniques conventionnelles liées au textile donnant vie à des oeuvres hybrides.

L’architecture et la décoration également hybrides de l’hôtel, savant mélange multi-ethnique et industriel au design signé Didier Gomez, se marient parfaitement avec les choix de la galeriste. La Directrice Artistique du Renaissance, Laurine Rambaldi, a immédiatement été sensible aux œuvres présentées par la galerie et a proposé à sa fondatrice Eva Taieb d’investir les lieux à la rentrée.

Un invité d’honneur pour cette première exposition, Clarence Guéna qui présentera dix-sept oeuvres de sa série Canevas, dont certaines inédites, pour l’occasion.
Au gré de vos déambulations dans l’hôtel, vous découvrirez quelques surprises comme la sublime sculpture en bois et cordes de l’artiste espagnole Marta Santos ou l’élégante tapisserie murale de la tisserande Laurence Waldner.

À l’occasion de la Fashion Week, l’hôtel a également invité Eva Taieb pour un hors les murs de son exposition Invisibles Présences. Une première collaboration pleine de promesses.

CLARENCE GUÉNA

Aspersions, Éclaboussures, Drops, Paintstroke, autant de titres évocateurs des mouvements initiés par la main du peintre.
Clarence nous propose, à travers son travail, une deuxième lecture de la composition picturale.
Il expérimente une nouvelle pratique de la peinture, détourne les codes, inverse les étapes, brouille les motifs. Tel un archéologue, il attaque la tapisserie de manière irrégulière, mettant à nu les différentes strates, créant des empattements, révélant les couleurs enfouies dans les canevas, une fois ceux-ci libérés par la résine ciselée. Ce tour de passe-passe, modifie notre rapport au tableau et à la peinture.

 

LAURENCE WALDNER

Seules ses mains travaillent sur le métier à tisser, la navette reste sur le côté afin de traduire le regard guidé par ses sens, libérée par sa maîtrise de la technique, elle retranscrit un ressenti, comme un écrit.
Elle mélange, extrait, tord la matière, traque la couleur, cherche le geste du peintre, l’alchimie des textures.

 

MARTA SANTOS

Elle utilise uniquement des matériaux de récupération et aime à créer, de façon intuitive et à tra- vers des transformations, des connexions symboles de vie.
Elle associe volontiers les fibres textiles, qu’elle considère comme de la peinture, avec le fer ou le bois ; contraste du féminin / masculin en elle.

 

INVISIBLES PRÉSENCES

Le vêtement pensé comme œuvre d’art devient suggestion, incarnation d’un corps absent et nous emporte ailleurs, vers l’intangible, l’immatériel.
Il devient Trace sémiotique, référant de notre histoire, compagnon de voyage entre le passé et le présent, détenteur de mémoire pour les générations à venir.

Véritables archéologues, Aurore Tibout, Karine N’guyen Van Tham, Xavier Brisoux et Popy-Loly de Monteysson sont inspirées par des civilisations, des rituels disparus dont les vestiges sont parfois des témoins emprunts de sacré.
Ces oeuvres où le vêtement est tantôt fossilisé, tantôt suspendu tel une relique nous renvoie imman- quablement à l’impermanence des choses.

Informations Pratiques

Exposition : du 10 Septembre au 10 Octobre

Vernissage : Mercredi 11 Septembre de 18h30 à 22h00

Adresse : 40 rue René Boulanger, 75010 Paris

Share this post