Parcours…

De 1983 à 1985, Laurence Waldner suit pendant deux ans un apprentissage de tissage, chez Jean-Yves Nicot à Locronan, pour apprendre les bases et règles du métier de tisserande. C’est parce qu’elle a apprit ces règles qu’elle peut aujourd’hui, les contourner pour donner suite à son imagination.

Au sortir de son apprentissage, son souhait est de créer une ligne de haute-couture, entièrement réalisée en tissus tissés à la main.

De 1986 à 1992, elle part sur la cote d’azur effectuer différents stages, dans le milieu de la Haute-couture. Là bas, Laurence a apprit la magnificence des matières et des couleurs, l’ouverture d’esprit des mélanges, apprit à persévérer pour mettre en forme une idée nouvelle.

En 2000, ouverture de son atelier et inscription à la chambre de métier. Elle travaille tout d’abord pour la décoration intérieure avec une ligne haut de gamme, auprès des particulier. Elle y adjoindra, petit à petit, suite à la demande de sa clientèle, une ligne de vêtement.

En 2003, Laurence Waldner laisse pour la première fois, sa main guidé par ses sens travailler seule sur le métier à tisser. Le travail effectué n’est plus un tissu réalisé dans les règles d’or de son métier de tisserande mais la retranscription de son ressenti; comme un écrit. Pour elle, sa première approche de ce que l’on nomme “Art contemporain”.

En 2005, elle ouvre une galerie, à Vannes dans le Golfe du Morbihan. Elle dispose alors, d’un atelier dans la campagne et d’une galerie dans le centre ville de Vannes ou elle expose et vend ses créations auprès du public.

En 2010, Elle travaille de plus en plus, les tapisseries et sculptures murale et expose sur différents salon d’art contemporain. Elle s’inscrit alors, à la maison des artistes.

Aujourd’hui, et ce depuis septembre 2016, son atelier est au cœur de Paris, dans le 7ème arrondissement. L’artiste travaille avec des métiers à tisser à bras, basse lice, des oeuvres textiles contemporaines. La base de ses créations, part toujours du tissage; mais avec l’envie de travailler différemment. Ne plus penser tissage et ses règles d’or, mais juste matières et couleurs. Mélanger, extraire, tordre la matière, chercher le geste du peintre…L’alchimie des textures.

-“Une œuvre est pour moi avant tout une émotion. Transcrire un regard posé, un ressenti. J’aime penser que le tissage qui suit l’histoire de l’homme, me sert de base innovante pour mes créations contemporaine.
Travailler les matières entre elles, mélanger les fibres textiles à d’autres éléments venu de la nature ou d’ailleurs…
Donner à l’œil la possibilité de se perdre dans les méandres des différentes matières. Ressentir la sensibilité de la pièce, au plus profond de soi.”